mercredi , 21 février 2018
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Hugo Miguel.

Jamais à plat

Hugo Miguel, 29 ans, passe toute son enfance au Portugal et quitte son pays natal à 19 ans afin de trouver de nouvelles opportunités. De ses premières années en Suisse, il se souvient de la barrière du langage et de la solitude. Aujourd’hui, la donne a changé et après une dizaine d’années chez les Helvètes, cet électricien de métier se sent comme à la maison. Une intégration qui est aussi passée par la pratique du sport et plus précisément par la pratique de la course à pied… Rencontre avec celui qu’on qualifie parfois de «pile électrique».

Pourquoi avoir choisi la course à pied?
J’ai toujours aimé le sport. Plus jeune, je jouais dans l’équipe de foot de mon village puis, suite à mon mauvais comportement à l’école, ma sœur m’a retiré du club. Quand je suis arrivé en Suisse, j’ai repris cette activité pour pouvoir m’intégrer et faire de nouvelles connaissances. Deux ans plus tard, j’ai dû arrêter car mon travail était trop prenant. A l’âge de 22 ans, première cigarette… Je n’ai jamais arrêté jusqu’à mes 25 ans. C’était une période où je faisais beaucoup la fête et c’est lors d’un nouvel an à Barcelone que j’ai décidé de stopper la nicotine. Depuis ce 1er janvier, je n’y ai plus touché et c’est en mars de la même année que j’ai entamé la course à pied et mes premiers challenges.

Depuis, l’engouement est toujours là!
Je me souviens encore de mon premier semi-marathon (21km) parcouru en 2 h, et deux ans après en 1 h 19. Mon premier 10km en 47 minutes et maintenant je le fais en 35,16 minutes. Je m’entraîne quotidiennement afin d’améliorer mes chronos. Ce n’est pas tous les jours simple de concilier travail et course mais quand on veut, on peut! Actuellement, pour progresser, il faut de la discipline et de la régularité et j’ai décidé de faire appel à un coach qui me permette d’atteindre mes objectifs. Pour y parvenir, je fais attention à mon alimentation, à mon corps et à la récupération après les courses et les entraînements physiques.

La course que tu n’oublies pas?
C’est à Genève que je suis tombé amoureux de ce sport et je n’oublierai jamais ma première course de l’Escalade. La meilleure ambiance que j’ai connue. Durant les deux premiers tours du parcours, j’étais premier. J’avais tout le public qui m’applaudissait et la moto devant moi qui me filmait. C’était un super bon moment et le top départ d’entraînements plus réguliers.

Les challenges 2018?
J’en ai plusieurs. J’ai débuté par le championnat portugais (10km) qui s’est déroulé en janvier. Je vise également le semi-marathon au mois de mars à Lisbonne où je vais essayer de battre mon record!

Propos recueillis par Igor Rodrigues Ramos

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