vendredi , 19 janvier 2018
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Un brin de solidarité pour les enfants défavorisés

Après l’Etoile de Noël, place au brin de mimosa! Des couleurs estivales en pleine grisaille hivernale, son achat en fin d’année relève de la tradition. Organisée par l’Association Suisse du Mimosa du Bonheur lors du dernier week-end de janvier, les bénéfices de cette vente apportent une aide ponctuelle aux enfants défavorisés. Petit brin ou grand bouquet, tous les dons sont bienvenus.

«La descente en enfer peut être très rapide et ça peut arriver à n’importe qui» dixit Rosine Zamora, Coordinatrice du projet à la Croix-Rouge genevoise. La solidarité, elle connaît. Travaillant depuis 19 ans dans cette association cantonale, elle a repris l’action Mimosa du Bonheur depuis 6 ans. Chapeautée par l’Association Suisse du Mimosa du Bonheur, l’action se mène en parallèle dans tous les cantons romands et la Croix-Rouge genevoise, le Centre Protestant de Vacances ou encore Caritas Jeunesse s’occupent de la Cité de Calvin. En 2018, ce projet solidaire fêtera ses 71 ans. A l’origine, un clin d’œil historique puisque c’est à la fin de la Seconde Guerre mondiale que de nombreux bouquets de mimosa sont envoyés par les familles françaises à la Croix-Rouge Suisse afin de la remercier d’avoir accueilli des milliers d’enfants. A Genève, la première vente de mimosa en 1948 est organisée en faveur des enfants démunis du canton. Une tradition parfois méconnue de la jeune génération qui n’a plus le réflexe «achat de mimosa» en janvier et l’année passée, les bénéfices engendrés n’ont pas été satisfaisants puisque moins d’enfants ont pu être aidés.

Tradition annuelle
Les prix de vente n’ont pas changé depuis 5 ans: CHF 15.- le grand bouquet et CHF 5.- les brins individuels. Et pourtant, il se pourrait que le tarif soit revu à la hausse. La cause? Des bénéfices qui s’appauvrissent et le prix des mimosas qui augmente. Importés du Sud de la France par une entreprise suisse, en 2017, Genève avait acheté 476 cartons (20 bouquets par carton). La vente se fait aux grands groupes tels que les hôtels et entreprises du canton mais aussi au public dans divers lieux tels que les magasins, les centres commerciaux ou tout simplement en extérieur. Le hic, le réchauffement climatique provoque une floraison plus précoce du mimosa et janvier est connu pour être un mois difficile économiquement parlant. L’idéal? Avancer la vente de 15 jours à trois semaines mais du côté de l’Association Suisse du Mimosa du Bonheur, il faut préserver la tradition en gardant le dernier week-end de janvier.

Pas de petit don
«Il s’agit d’une très belle action pour les enfants démunis du canton. C’est important que tous puissent avoir les mêmes possibilités et il n’y a pas de petit don. Que ce soit un brin ou un bouquet, l’important c’est de pouvoir aider» affirme Rosine Zamora. Intéressé par l’action? Le projet a besoin de bénévoles! Pour s’inscrire, il suffit d’envoyer un mail à info@croix-rouge-ge.ch.
Les 26 et 27 janvier, n’oubliez pas de repartir avec votre mimosa. Ces flocons d’or égaieront votre logement et la vie des enfants.

Vanesa Dacuña Rodriguez

Mimosa du Bonheur
Les 26 et 27 janvier 2018
www.mimosa-du-bonheur.ch

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