vendredi , 19 janvier 2018
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Eriah.

Carnal Stories d’Eriah

A la première scène en 1999 suivent les enregistrements en 2008… Depuis, Eriah n’en est plus à son coup d’essai. Sur son CV, deux mixtapes avec Cenzino, cinq projets solo (albums et mixtapes confondus) et quelques prix dont les Reprezent Awards, un M4MUSIC award (catégorie Urbaine) ou encore une victoire au fameux concours d’improvisation End of The Week. L’artiste parcourt les scènes du monde, de New York à la Colombie en passant par le Mexique, le Sénégal ou encore l’Ile Maurice. Aujourd’hui, il revient avec Carnal Stories! Rencontre. 

Carnal Stories, un EP différent du reste?
Disons que je ne me suis pas trop posé de questions en enregistrant ce projet. Je me suis laissé emporter par ce que les «instrus» m’inspiraient et j’y ai raconté mes stories. Ce qui explique le Carnal Stories car «Carnal» signifie «Frangin» au Mexique. Du coup, ce sont les récits du frérot avec toutes sortes de sonorités pour un résultat cohérent. Au final, ça reste du pur Eriah.

D’autres projets en cours?
En ce moment, je travaille sur un projet que je pense proposer en deux versions: espagnol et français. Actuellement, avec les producteur SANTO et PEKODJINN, on se plonge dans les vieux samples de salsa afin de les mélanger à de la trap et du boom bap car on veut proposer quelque chose d’un peu différent. Tout ce que je peux dire pour l’instant, c’est que le résultat sera sucré et explosif. 

Faire partie de la famille Neochrome, ça implique des changements dans ton quotidien d’artiste?
A vrai dire, pas grand-chose. Je suis quelqu’un d’assez indépendant et je n’ai jamais attendu sur les gens pour essayer de faire avancer ma musique. Et puis mon quotidien, à 32 ans, ne peut pas se composer uniquement de rap. Ceci dit, c’est toujours intéressant de pouvoir bénéficier des conseils de personnes qui sont dans le milieu depuis longtemps et qui ont travaillé avec des artistes que tu as écouté toute ta jeunesse. 

Aujourd’hui à Genève, dans le monde du rap, on te qualifie d’ancien: as-tu l’impression d’assumer ce statut?
C’est vrai que les plus jeunes m’appellent parfois comme ça. Le temps passe vite, ma foi, mais ça va, c’est cool; je le prends comme une forme de respect. En ce moment, ils sont chauds comme la braise et moi j’en ai encore sous le capot, donc voilà. On fait partie d’une grande famille.

Propos recueillis par Igor Rodrigues Ramos

Carnal Stories disponible en téléchargement libre sur: www.hauteculture.com
FB: Eriah Officiel

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