mardi , 21 novembre 2017
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Thomas Huwiler cette année lors du triathlon de Genève. ©Fabien Normand

Un homme en Fer

Dimanche 10 septembre dernier, notre champion genevois Thomas Huwiler a terminé 7e des Championnats du monde d’Ironman 70.3 au Tennessee en 4 h 19 minutes et 25 secondes. Un très bon temps pour 1,9 kilomètres de natation, suivis de 90 kilomètres à vélo et 21,1 kilomètres de course à pied. Une discipline réservée aux sportifs aguerris au mental de fer.

Thomas Huwiler, 27 ans, commence sa carrière sportive en tant que coureur du Stade de Genève sur des petites distances, 800 et 1’500 mètres. C’est suite à une blessure à la cheville en 2015 qu’il devient triathlète. Ne pouvant plus se concentrer uniquement sur la course, il décide de se mettre au vélo et à la natation pour garder la forme. Déterminé, le jeune sportif décide de participer à des triathlons populaires et de s’essayer au demi-Ironman. Immédiatement à l’aise avec l’enchaînement des disciplines et son expérience en course à pied, il décroche une victoire au triathlon de la Vallée de Joux et une 2e place au classement élite de l’Ironman 70.3 en Turquie. Il se qualifie même pour le championnat du monde 2017 sur cette distance.
Plus motivé que jamais et comptant sur des soutiens sans faille, Thomas se donne pour objectif de continuer son aventure triathlon en rejoignant le circuit professionnel en 2018 et courir avec les meilleurs triathlètes de la planète. Rencontre avec ce sympathique sportif à la foulée rapide et l’humilité intacte.

La course, depuis quand?
Je suis né dans une famille de sportifs. J’ai trois grands frères et, soutenus par notre grand-père, nous avons toujours pratiqué divers sports. J’ai commencé la course à pied vers 14 ans. Ça m’a forgé le caractère. C’est seulement à 18 ans que j’ai commencé à gagner des médailles et à devenir bon.

Comment as-tu vécu ta blessure à la cheville?
Après l’opération ça a été un long processus de reconstruction au niveau physique et moral. J’avais délaissé l’idée de faire de la course à pied. Alors je me suis lancé dans la traversée de l’Europe à vélo jusqu’en Russie. Par la suite, je me suis mis à m’entraîner sans objectif à vélo et à la natation puisque courir n’était plus possible. Puis j’ai eu envie de m’inscrire à un triathlon. J’ai lié l’utile à l’agréable et je suis parti en vacances en Turquie. Là, j’ai fait mon premier demi-Ironman. A mi-course je me suis rendu compte que j’étais en tête. Cela m’a motivé pour le dernier bloc de course à pied et j’ai terminé deuxième à une seconde du premier! Là je me suis dit qu’il y avait un truc à faire.

Et ton ressenti lors de l’Ironman?
C’est LE moment où je vis l’instant présent.

Propos recueillis par Sophie Kurer 

FB: Thomas Hwlr

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