mercredi , 22 novembre 2017
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Un café, des femmes et des solutions

Une fois par mois, des femmes et des hommes sont invités à se retrouver dans un café de la rive droite pour discuter des droits de femmes. L’écoute et la parole sont les maîtres mots de cette initiative des Groupes de Genève d’Amnesty International. Bienvenue au Café Femmes.

Rendez-vous au sous-sol du Café Gavroche. Les convives rejoignent Berfin Özçelik, étudiante, responsable du Groupe Droits des Femmes de Genève et Emily Baud, coordinatrice des Groupes de Genève d’Amnesty International (AI).

Ouvert à toutes et à tous
Le Groupe Droits des Femmes dédié à la lutte contre les violations des droits de la femme dans le monde. «La première rencontre a eu lieu le 8 mars 2017 à l’occasion d’une conférence-dédicace de Manon Schick», se souvient Emily. Dans son livre Mes héroïnes, la directrice de la section suisse d’Amnesty International relate le destin de défenseuses des droits des femmes…
«L’idée est de proposer aux femmes et aux hommes sensibles aux droits des femmes un endroit où se réunir. C’est l’occasion de discussions ouvertes «entre amis» ou de débats sur les droits humains au gré d’événements internationaux ou des campagnes d’Amnesty», explique Berfin.
«Il s’agit de créer du lien, une chaîne qui permet de rebondir des cas particuliers vers des problèmes de société», enchaîne Emily. «C’est un moment fédérateur pour évoquer les inégalités, envisager des solutions avec le tissu associatif du canton. En fait, on fait la lumière sur les problèmes qui existent ici aussi».

Se rencontrer, se confier, s’entr’aider
La femme orientale était le thème du Café Femmes d’avril dernier en écho au FIFOG et Les femmes réfugiées en juin à l’occasion de La Journée mondiale des réfugiées. «Nous prévoyons des rencontres sur Les femmes entrepreneures et L’égalité salariale dans les mois à venir», précise Emily.
Ce mercredi de mai, le Café Femmes est «ouvert», sans thème précis et dédié aux problèmes rencontrés par les femmes au quotidien.
Il y a Claude, enseignante en Arts visuels qui vient de rejoindre le groupe «Les droits de femmes sont une de mes préoccupations majeures». Celil, Dilara et Halide*, réfugiées politiques turques, sont également présentes. Toutes trois cherchent à travailler: «L’intégration est dure pour les migrantes», s’insurge Celil, 20 ans infirmière dans son pays qui n’a jamais trouvé un emploi dans son domaine depuis 1995, «il faudrait des quotas pour nous».
Halide est arrivée à pieds en passant par Mulhouse en 2002, elle ne trouve pas d’emploi mais «heureusement que je suis ici, l’État m’a aidée».
«Je suis prête à devenir femme de ménage, mais ma conseillère chômage refuse que je postule aux offres. La vie est difficile en tant que femme et plus encore en tant qu’étrangère», confirme Dilara à Genève depuis 2007.
Blaga, une jeune croate installée à Genève lui conseille le programme ProActe de l’association Découvrir qui œuvre à l’intégration professionnelle des femmes migrantes qualifiées.
Joseph, membre du Groupe Droits des Femmes, créateur d’une association en Côte d’Ivoire pour lutter contre les mutilations génitales, les écoute: «Si on passait chacun une journée à parler des droits, le monde irait beaucoup mieux!».

Isabelle Fringuet-Paturle

Le Café Femmes
Les 2e mercredis du mois de 19 h à 21 h
Café Gavroche, blvd James-Fazy 4, 1201 Genève
Entreée libre, ouvert à tou-te-s
info@amnestygeneve.ch
Tél. 076 731 19 61
Prochain Café femmes: mercredi 13 septembre

* Les prénoms ont été modifiés

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