vendredi , 22 septembre 2017
Accueil » Editions » Samuel Jakubec: au bout des baguettes
Passionné et rigoureux, Samuel Jakubec n’a pas fini d’explorer l’univers du rythme… ©Ola Serhan

Samuel Jakubec: au bout des baguettes

Genève est une pépinière d’artistes. Au Petit-Saconnex, les rues résonnent au son de… la batterie! Rencontre avec Samuel Jakubec, batteur polyvalent et attachant, qui alterne entre jazz, métal et ska.

Alors, Samuel, pourquoi la batterie?
Tout petit, mon père m’avait inscrit à des cours de flûte à bec… mais le professeur donnait le rythme avec une batterie. J’ai flashé sur ce gros instrument: brillant, imposant et bruyant! La batterie ne m’a plus quitté. Plus tard, j’ai découvert d’autres percussions, mais aussi le chant, le piano et la basse.

Quelle est ta formation?
J’ai suivi les cours de Raùl Esmerode au Conservatoire Populaire de Musique de Genève. En 2006, j’ai décroché le diplôme. Et puis, au sein de l’AMR, je me suis formé dans les ateliers de François Chevrolet. Avec lui, j’ai découvert le modern jazz et les possibilités infinies de la batterie. En parallèle, je finis un Bachelor en information documentaire, à la Haute école de Gestion de Genève.

Et tu es engagé dans de nombreux groupes…
Oui. Depuis plusieurs années, je joue avec Stortregn (blackened death metal), Swong (jazz-rock) et Lodd (ska). Régulièrement, je travaille avec plusieurs musiciens, comme par exemple le pianiste Jean-Yves Poupin ou la chanteuse Yael Miller. Je joue surtout de la musique improvisée, via le jazz, sous toutes ses formes. Mais j’aime aussi l’électro, le métal, le ska, le rock, le reggae, car ce sont des styles où rythme et batterie ont une place de luxe. Ça me plaît de passer d’un style à l’autre, avec un instrument si riche en termes de possibilités d’explorations sonores.

Qu’exprime ta musique?
J’essaie d’envoyer les gens sur une autre planète, avec une énergie live, du volume, de la puissance, de la joie. Jouer sur scène est une expérience unique: les possibilités de jeu et de création sont infinies. Aujourd’hui, la batterie n’est plus seulement le support rythmique dans un groupe: c’est un instrument avec un réel potentiel, y compris au sens mélodique et harmonique. Il peut prendre la place d’un leader, d’un soliste ou même d’un groupe entier! Pour ma part, j’essaie de repartir à zéro chaque fois que je joue: ne jamais stagner, mais prendre des risques pour faire vivre l’instrument.

Et l’enseignement?
J’adore enseigner, c’est un excellent moyen de transmettre sa passion. Je donne des cours en privé et dans certaines institutions (comme l’Espace de Pratique Instrumentale à Carouge ou la Maison de Quartier des Pâquis), où je remplace régulièrement les professeurs titulaires. J’aime motiver les élèves et leur montrer les possibilités infinies que possède cet instrument. C’est un véritable échange!

Propos recueillis par Magali Bossi

Samuel Jakubec
www.samueljakubec.wordpress.com

Voir également

Ça bouge pour Sports pour tous!

Le sport, c’est bon pour le corps et l’esprit! À Vernier, l’adage n’a jamais été …