vendredi , 17 novembre 2017
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Retrouvez la paix à la maison, grâce à la médiation

Portes qui claquent, talons qui résonnent sur le parquet, incivilités dans le hall d’entrée, la paix ne règne pas toujours dans le voisinage. Une ambiance pesante qui peut rendre votre chez soi inhospitalier et exacerber votre irritabilité. Déposer une plainte ou recourir à un avocat peut sembler tentant mais avant de vous lancer dans des procédures fastidieuses qui pourraient envenimer la situation, pensez à la médiation. Fondé en 1994, l’AsMéd-GE (Association genevoise pour la médiation de voisinage) propose gratuitement des médiateurs et médiatrices afin de faciliter le dialogue. A ne pas manquer, les 16, 17, 23 et 30 septembre ainsi que le 7 octobre, une formation de 40 h aux attitudes de médiation.
Rencontre avec Isabelle Raboud, membre du comité et formatrice.

Comment se déroulent ces formations?
Une fois par année, nous organisons une formation de 40h qui se déroule en fin de semaine. Le but? Permettre à toute personne, indépendamment de son cursus scolaire, d’acquérir, de renforcer les compétences en matière d’écoute, plus particulièrement lors de conflits entre voisins, proches ou collègues. La formation est basée sur des exercices pratiques inspirés du vécu des participants et s’inscrit dans le contexte de la médiation de vosinage. Elle donne quelques bases théoriques: la communication non violente (CNV), le conflit, la gestion des émotions, les besoins et intérêts, des exercices d’écoute et de reformulation, les éléments clés de l’Analyse transactionnelle, les étapes du processus de médiation. Elle implique un travail de réflexion et d’implication personnelle, en particulier concernant l’écoute, le 90 % du travail du médiateur, et les attitudes face aux conflits.

Les intéressés font-ils facilement le premier pas vers la médiation?
Selon nos statistiques 2016, nous avons reçu 60 demandes – dont 22 recommandées par des régies Asloca, la police, la LAVI, le TCS, une société de protection juridique et un médecin – dont six visites à notre local de permanence. Nous avons eu 68 entretiens, dont 30 à notre local. Nous avons fait 11 médiations dont 3 pour un même cas et 2 pour un autre même cas.
Lorsqu’une personne souffre d’un problème de voisinage ou autre, il suffit de nous laisser un message sur le répondeur. Un membre de l’équipe est de permanence chaque semaine mais il assure une présence physique le jeudi de 18h30 à 20h30. Il rappellera l’intéressé afin de vérifier si le cas peut relever d’une médiation. Selon le souhait de la personne, l’association contactera le voisin par lettre afin de lui expliquer ce qu’est la médiation et lui proposer de se mettre en rapport avec nous.
Primordial, les deux parties à un conflit doivent être d’accord de se rencontrer en présence de médiateurs, car il s’agit d’un processus volontaire. Nous ne pouvons pas nous charger de tous les cas. Toutefois, si les personnes acceptent de se rencontrer, cela peut soulager et contribuer à ce que la communication soit établie ou rétablie mais il faut veiller à respecter certaines conditions: accepter de négocier et écouter sans s’énerver. Il y a une idée reçue chez certaines personnes, à savoir que le fait de déposer une plainte ou de recourir à un avocat va régler la situation, alors que cela va l’envenimer. Ma première médiaiton a eu lieu entre des personnes qui avaient eu recours à des avocats. Toutefois ils n’étaient pas satisfaits. La médiation s’est bien déroulée et les personnes ont pu renouer des liens.

Propos recueillis par Vanesa Dacuña Rodriguez

AsMéd-GE
Rue des Cavaliers 7
1224 Chêne-Bougeries
Tél. 022 331 11 55
www.mediation-de-voisinage.ch

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