vendredi , 22 septembre 2017
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Un sport collectif pour le développement physique et social.

Les activités extrascolaires, le casse-tête

Avec la rentrée, l’exercice est complexe! Foot, judo, escrime, danse? Eveil musical ou baby gym? Comment choisir? Et comment caser les temps extrascolaires dans votre agenda?

Avec la rentrée des classes, vous n’échapperez pas à la question: « Et vous, il fait quoi votre fils, comme activité? » Face à une offre toujours plus large, à une pression sociale forte et au besoin d’équilibrer apprentissages intellectuels et loisirs, la plupart des parents considèrent les activités parascolaires comme incontournables. A l’évidence, elles sont indispensables au développement corporel ou artistique des enfants. Elles favorisent la socialisation, fortifient la confiance en soi (important notamment lorsque l’enfant connaît des difficultés à l’école). Elles assurent la continuité de l’encadrement éducatif dispensé par l’école et les parents, renforcent les capacités de se concentrer sur un objectif, d’apprendre à apprendre. D’où le succès, entre autres, de la danse classique ou de la musique qui impliquent un apprentissage et la maîtrise de soi. Elles peuvent servir d’exutoire et stabiliser les enfants les plus turbulents.

Que choisir?
En fonction de l’âge de l’enfant, c’est la première décision à prendre. Et ça peut coincer. Votre fils veut faire du foot parce que ses copains de classe en font, mais son père intervient: «Non, du rugby, c’est mieux!» Votre fille voudrait faire de la boxe comme les garçons et le garçon de la danse, et cela gêne un peu vos principes. En clair, l’enfant est capable de faire ses choix dès l’âge de 8 ans. Soyez à l’écoute de ses souhaits, c’est le secret d’une activité qui dure. Attention de ne pas projeter vos envies ou rêves inaboutis, éclairez vos propres motivations. Forcer votre enfant à faire du piano pendant 10 ans dans les larmes n’est pas souhaitable. S’il ne sait pas quoi choisir, donnez-lui l’opportunité de toucher à deux ou trois activités différentes et il sentira ce qui lui plaît le mieux. Quant aux plus petits,  proposez-leur le meilleur environnement possible pour développer leurs aptitudes: motricité, sensorialité, imagination, créativité, concentration, tout en tenant compte de leur tempérament.
A l’adolescence, il n’est pas rare que les jeunes abandonnent leurs activités: emploi du temps trop chargé, des goûts qui changent, un corps qui évolue et ne réagit plus de la même façon à l’exercice physique ou envie de passer plus de temps avec les amis. Le choix ne nous appartient plus, mais pourquoi ne pas élargir le champ des propositions, suggérer des loisirs qui le rapproche de ses camarades. Antoine troquera peut-être le piano pour la guitare électrique, Vanessa optera pour le hip-hop après la danse classique. Dans tous les cas, qu’on se rassure: même si elles ne durent qu’un temps, les activités sont toujours bénéfiques. Sachez que l’Office cantonal de la culture et du sport, en lien avec les associations de loisirs, met à disposition une base de données en ligne qui informent les parents sur les activités sportives, artistiques, culturelles et ludiques organisées pour les enfants et les jeunes.

Le sens du timing
Caser les activités extrascolaires dans votre agenda? Plus vous avez d’enfants, plus la mécanique est complexe en fonction de l’emploi du temps de chacun, de la nounou et d’autres mamans susceptibles de les emmener afin de ne pas vous transformer en chauffeur de taxi tous les soirs de la semaine. Si vous partez souvent le week-end en famille, préservez-les le plus possible. Mais surtout, n’oubliez pas que vos enfants ont aussi besoin de souffler. Il se peut que les parents qui subissent les contraintes professionnelles et n’ont pas toujours l’occasion de s’occuper suffisamment des enfants puissent être tentés de les inscrire dans de multiples clubs et groupements. Du coup, entre le handball le lundi et le vendredi, la guitare le mardi, le solfège le jeudi, certains enfants ont déjà des emplois du temps de ministre, avec une accumulation de fatigue à la clé. Il est  essentiel de donner à l’enfant le temps de ne rien faire. Place au repos. Le temps avec les copains est aussi indispensable: l’amitié est aussi une activité à part entière. Ainsi, faites en sorte qu’il ne court pas de l’école aux loisirs. Selon l’avis de professionnels, pratiquer une activité sportive et une activité artistique apparaît comme l’équilibre idéal.

Viviane Scaramiglia

Loisirs et activités enfance et jeunesse
Canton de Genève
Informations en ligne «Hobby»
www.ge.ch/enfance-jeunesse

A lire:
Guide pratique de votre enfant de 3 à 6 ans, Anne Bacus, psychologue, Marabout pratique.

 

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