mercredi , 18 octobre 2017
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Equipe Minuscule.

David Lachavanne, entrepreneur et étudiant genevois

Actuellement, David est en 2e année de master en Chimie à l’UNIGE tout en étant co-fondateur de la bière genevoise, Minuscule. Son parcours a été «un peu sinueux» pour en arriver là. En effet, après une maturité scientifique réussie au Collège Sismondi, il est rentré en fac de Médecine, études qu’il n’a pas terminées. C’est là qu’il s’intéresse au monde associatif à travers l’Association des Etudiants en Médecine de Genève, où il a été particulièrement actif. Il nous parle aujourd’hui de comment il a su concilier études et entreprenariat.

Tout d’abord, comment est née la bière Minuscule?
La bière Minuscule est née suite à la rencontre entre Benoit Falquet et Noé Mage. Ces deux amis d’enfances se sont mis à faire de la bière lorsqu’ils étaient en 2e année. En effet, Benoit a reçu un kit tout prêt de brasserie. Ils ont testé et ce n’était vraiment pas bon paraît-il. Ils ont continué et fait des recherches, puis ont acheté le matériel pour brasser de vrais ingrédients. En tant qu’amateur de bonnes bières, j’étais curieux de goûter et surtout très intéressé par leur projet. J’ai donc été à leur rencontre pour en savoir plus. De fil en aiguille, le courant est passé entre nous puis après quelque temps j’ai pu aussi entrer dans leur équipe. La société a finalement été créée en novembre 2015. Au fil du temps, les différentes tâches ont été réparties en fonction des intérêts personnels de chacun, sans pour autant que ce soit fermé: si nos intérêts changent où que l’on souhaite apprendre quelque chose de nouveau, il suffit de demander aux autres et ils peuvent nous coacher.

Du coup, est-ce difficile de concilier études et enreprenariat ?
Oui et non. Ce n’est pas difficile car nous sommes en train de faire quelque chose qui nous plaît vraiment. On a une liberté quasiment infinie. Parfois on a des idées un peu folles, on en discute et puis ensemble, on arrive à aller plus loin et les concrétiser. Comme nous sommes nos propres patrons, nous pouvons tenter ce qu’on veut et parfois ça marche et parfois pas. Lorsque ça ne marche pas, on se remet en question, on cherche à savoir pourquoi. Je pense que c’est là où notre côté scientifique nous pousse à aller de l’avant, en ayant constamment la motivation d’apprendre et de s’améliorer.
C’est difficile, car ça prend énormément de temps. En fait on y pense tout le temps, ça occupe une grande place dans la tête et parfois c’est difficile de se concentrer aux cours ou pendant les révisions. Je jongle entre les démarchages, des clients qui me passent commande, l’organisation d’évents et parfois c’est vrai que les études peuvent passer au second plan. Il faut apprendre à gérer son temps correctement.

Le canton de Genève met il en place suffisamment d’aides pour les jeunes entrepreneurs?
Oui, tout à fait. Tout d’abord, il y a le service de la promotion économique qui a une superbe antenne téléphonique pour les questions basiques. Néanmoins, nous nous sommes débrouillés seuls, sans passer par leurs services. Par contre, je sais qu’il y a des organismes comme Fondeteq qui peuvent aider à se lancer. Il y a également de nombreux concours tout au long de l’année: je pense que pour les personnes qui souhaitent faire remarquer leurs idées, c’est vraiment conseillé d’y participer.

Propos recueillis par Igor Rodrigues Ramos

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