samedi , 18 novembre 2017
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Beesafe, une association qui n’a pas le bourdon

Mardi, 9h15, rendez-vous dans le jardin de Gérald, les enfants de la maison de quartier de Champel arrivent à 10 h et il faut tout préparer. Au programme de la matinée, fabrication de bougies en cire d’abeille, hôtel à insectes et visite de la ruche. Jonathan, Sam et Gérald s’affairent, il faut brancher le réchaud, placer les combinaisons à portée de main et préparer la petite collation maison qui sera offerte aux jeunes apiculteurs en herbe. Beesafe est une association à but non lucratif qui propose aux entreprises et différentes collectivités dont les associations et maisons de quartier de sponsoriser l’installation d’une ruche sur place ou dans un espace réservé. Des ateliers sont aussi organisées, rencontre avec Jonathan Von Gunten.

Comment est né ce projet?
Ce concept a environ six ans et a été lancé par des étudiants de l’Hepia. Ils avaient créé une association afin de réinstaller les abeilles en ville pour lutter contre leur déclin dans les campagnes. J’ai travaillé pour eux pendant quelques années et c’est là où je me suis formé. Voyant que ce concept avait un avenir, je voulais développer ma propre structure et c’est comme ça que beesafe est né début 2017. Notre business model c’est de proposer aux entreprises et aux collectivités soucieuses de l’environnement, de sponsoriser l’installation d’une ruche sur leur site quand c’est possible ou dans un site présélectionné par nos soins. Sam est mon graphiste, c’est lui qui s’occupe des dossiers et des supports visuels. Gérald était un peu réticent au début car il voulait participer de façon indépendante mais il a finalement accepté de s’engager totalement.
On travaille avec une espèce d’abeilles assez douce, originaire d’Europe de l’est appelée la Carnica qui est utilisée dans l’apiculture depuis des siècles. Une espèce idéale pour l’incorporer en ville.

Quelles sont les démarches à entreprendre pour sponsoriser une ruche?
Simplement nous contacter. Nous faisons une visite des lieux afin de déterminer l’emplacement de la ruche. Il se fait soit sur place si certaines conditions sont réunies soit sur un emplacement de notre choix. Les collaborateurs pourront bénéficier du miel de leur ruche, le reste est vendu lors d’actions ponctuelles.
On propose aussi ce projet aux particuliers mais l’installation d’une ruche et l’entretien engendre un certain coût.

L’association s’occupe de l’entretien?
Exactement, une fois qu’on sert d’intermédiaire pour l’achat du matériel, on passe à l’entretien avec les clients trois fois par mois. Au cours de chacune des visites, nous les formons petit à petit

Il y a aussi une partie ludique comme les stages avec les enfants.
C’était quelque chose qui me tenait à cœur car une des missions de notre association c’est la transmission des connaissances. Nous aimerions montrer aux gens qu’il ne faut pas craindre les abeille et leur apprendre à adopter une attutide adéquate sans devoir les chasser ou en avoir peur.
Les enfants retiennent souvent plus facilement que les adultes et c’est en les familiarisant dès le plus jeune âge qu’on espère qu’ils deviendront des adultes responsables.

Propos recueills par Vanesa Dacuña Rodriguez

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