vendredi , 22 septembre 2017
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À la Recherche du Temps du Rêve. ©CAPM Photos

Art et Australie avec Olivier Sidore

À Bernex, on aime l’art et le voyage. Du vendredi 22 septembre au dimanche 8 octobre, la Galerie Aux Portes de la Champagne accueille l’exposition Visages d’Australie, avec le peintre Olivier Sidore.

Dans Visages d’Australie, Olivier Sidore explore un pays qu’il connaît bien. En parallèle, son spectacle de contes aborigènes aura lieu le vendredi 29 septembre, dans le cadre des Amuse-Bouches: Olivier Sidore y retrouvera le comédien Patrick Mohr, dans À la Recherche du Temps du Rêve.

Parlez-nous de votre parcours.
Je suis né en Provence. Après avoir étudié le cinéma à Paris, j’ai émigré en Australie en 1983. J’ai suivi une formation théâtrale à Wagga Wagga (qui signifie «beaucoup de corbeaux» en langue wiradjuri). J’ai débuté comme comédien en 1986. C’est en 1988 que je me suis intéressé à la culture des aborigènes. J’ai commencé à peindre et appris le didgeridoo. Depuis, je mélange musique, théâtre et peinture. Concilier le tout ressort d’une nécessité, qui rejoint les sociétés anciennes (comme la culture aborigène), où l’art se pratique sous toutes ses formes. La vie quotidienne, spirituelle et matérielle, y est profondément liée.

Et pourquoi l’Australie?
Attiré par l’Afrique et sa musique, vivant en Australie, je me suis tourné vers la culture aborigène. La force du lien communautaire et la croyance dans le vivant: animaux, végétaux, humains liés et en co-dépendance vitale–tout cela m’a fortement impressionné. La présence aborigène en Australie remonte à plus de 50’000 ans: la cohésion d’une vie totale, voilà ce que représente cette inspiration pour moi. Elle me fait peindre. En cela, la vie moderne est à l’opposé.

Que dire de votre peinture?
Depuis 20 ans, j’utilise des encres pigmentées. Au début, je peignais avec des huiles. À force de voyager, j’ai utilisé la gouache, puis des encres claires et finalement, des encres pigmentées. Je préfère les papiers épais, faits main. Les encres sèchent lentement et une texture ressort des couches successives. Les couleurs s’influencent. Je cherche la liberté, la non-volonté, l’improvisation. Je peins jusqu’à 30 ou 40 peintures en même temps. Pourquoi? Je n’aime pas gaspiller les couleurs que j’ai préparées. La peinture n’a pas besoin d’explications. De même pour le théâtre ou la musique. Idéalement, j’aimerais que chacun s’arrête devant mes peintures, y voit des choses toujours différentes… Les retours sont très positifs, les couleurs plaisent beaucoup. Mon parcours m’a mené à l’abstraction; mais pour moi, il n’y a pas d’abstraction. C’est un voyage.

Propos recueillis par Magali Bossi

«Visages d’Australie»
Du 22 septembre au 8 octobre (vernissage le 21 septembre)
Galerie Aux Portes de la Champagne, rue de Bernex 313, 1233 Bernex
Tél. 022 850 92 92
www.bernex.ch

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