mercredi , 26 juillet 2017
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Le Collectif défend ses idées, en collaboration avec les autorités et les acteurs de la vie nocturne. © Elisa Gleize

Le Collectif nocturne

Le noctambule peine souvent à trouver des lieux ouverts et abordables. Ce constat, c’est celui du Collectif pour une vie nocturne riche, vivante et diversifiée. Regroupant des associations de jeunesse, il a établi un plaidoyer pour défendre ses idées.

N’allez pas croire qu’il s’agit d’un projet lancé par quelques hurluberlus! L’idée est née en 2014. À l’occasion de l’événement Plaine de Jeunes, le Parlement des Jeunes Genevois ouvre le débat sur la vie nocturne. Un état des lieux est dressé: de moins en moins de lieux et d’offres sont proposés aux jeunes (surtout entre 16 et 18 ans). Le projet prend forme. Une conviction commune rassemble: «En favorisant la sociabilité, la créativité culturelle, la responsabilisation des jeunes et la prévention, la diversité des lieux qui font la vie nocturne offre un cadre approprié à la culture de la nuit et à son apprentissage». Le Collectif nocturne voit le jour.

Un plaidoyer nécessaire
La vie nocturne est définie par trois critères: la temporalité (autrement dit, la nuit), la spatialité (les lieux offrant la possibilité d’un «vécu nocturne», à l’intérieur ou l’extérieur) et l’offre (tant qualitative que quantitative). Suite à cette définition, le collectif considère que «la vie nocturne est une plus-value sociale, culturelle et économique pour la société. Elle répond au besoin très profond de rencontre sociale de l’humain: elle permet son épanouissement social.» Diffusion des cultures, essor économique, moment d’apprentissage: la vie nocturne est plus que ce qu’il y paraît. Et c’est d’abord le manque d’offres qui inquiète, surtout en ce qui concerne les 16-18 ans. C’est aussi le contrôle exercé, qui a des conséquences nouvelles: réunions de jeunes sur des parkings, tensions entre tenanciers et clients, manque de place ou de créativité culturelle…

Nouveau paradigme?
Le Collectif nocturne envisage des mesures concrètes, à appliquer en collaboration avec les autorités: la régulation (grâce à une politique de la nuit encadrante, dans un esprit de médiation), la facilitation (avec, par exemple, la mise à disposition de lieux comme la salle du Terreau, où sont organisés des événements accessibles aux jeunes du jeudi au samedi soir) et la prévision (planification à moyen et long terme, sur le plan politique). Le Collectif Nocturne est conscient de l’importance de son projet: «Nous sommes persuadés que la stabilité d’une société est aussi en grande partie due à sa cohésion sociale et à la diversité de ses composantes, dans le respect d’autrui.» Agir avec tous les acteurs de la vie nocturne pour changer les choses, voilà son but.

Magali Bossi 

Collectif pour une vie nocturne riche, vivante et diversifiée
c/o GLAJ-GE, rue du Village-Suisse 5, 1205 Genève
www.collectif-nocturne.ch

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