vendredi , 15 décembre 2017
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Habitants, enfants, migrants, tous jardiniers sur 4 sites en ville, depuis avril. ©Patrick Gilliéron Lopreno

Les potagers urbains se multiplient

Carouge avait déjà son poulailler et ses potagers urbains en pleine terre. Désormais, la municipalité cultive ses bacs en pleine ville et les initiatives s’enchaînent sur le domaine privé.

Début avril, une cinquantaine de bacs en libre accès ont été installés au pied des immeubles au Triangle des Pervenches, près de l’école du même nom, à l’Ecole de la Vigne Rouge vers la route de Drize, à l’avenue de la Praille et au square Montfalcon. Cultiver en ville connaît un succès grandissant et la Ville de Carouge n’échappe pas à ce mouvement porté par les habitants. En partenariat avec Les Carottes Rouges, groupe de conseillers en environnement WWF-Sanu, son objectif est clair: «Promouvoir la biodiversité, une alimentation locale et bio à moindre coût, tout en améliorant l’environnement citadin et le bien-être des Carougeois». Elèves et enseignants des écoles, résidents du Foyer d’accueil pour migrants et habitants sont parties prenantes de cette mise en œuvre participative qui va se développer sous l’œil attentif de parrains et marraines engagés qui bénéficient d’une formation en jardinage respectueux de l’environnement. Et parce que la santé est l’affaire de tous, des supports didactiques et ludiques autour de la biodiversité et du droit à l’alimentation ponctuent les sites en partenariat avec Terre des Hommes Suisse et SlowFood Genève.

Projets de la Ville en cours
Découvrir les joies du jardinage en ville, c’est déjà possible depuis 2014 à la Tambourine, dans le potager en pleine terre épaulé par la Municipalité. Cette nouvelle action qui s’inscrit dans le cadre des dix ans de l’Agenda 21 de la cité marque donc les premières plantations carougeoises en bacs. Mais la Municipalité n’est pas au bout de ses projets verts. Elle soutient depuis 2015 le poulailler au pied des Tours qui fait le bonheur des gosses du quartier, elle a réaménagé l’année suivante la prairie et la mare de Grange-Collomb pour créer un biotope. Aujourd’hui se dessinent la réintroduction de buissons comestibles, framboisiers, cassis, dans les espaces verts et le projet participatif de fleurir les pieds des arbres.

Nomad’s Land aux Moraines, jardin urbain à la Marbrerie…
Quant aux initiatives sur le domaine privé, elles ne sont pas en rade avec des inaugurations en chaîne ce printemps-été. Ouvert le 20 mai aux Moraines, le potager urbain Nomad’s Land de l’association Largescalestudios fait partie du projet de s’approprier des terrains en friches en attente de développement et d’en faire un coin de nature et de vie pour les habitants. Dès l’été, à l’université de Pinchat, l’association BeeOtop va sensibiliser le public à la pollinisation et la biodiversité via un potager en permaculture et un rucher communautaire. Des bacs potagers sont prévus pour les habitants de la Grande-Pièce et la Maison du Rondeau de la Fondation Trajets. Enfin, côté PAV, le collectif Permabondance a été mandaté par l’Office cantonal de l’urbanisme pour développer un projet de jardin urbain à la Marbrerie. Vont y être testées des méthodes de culture adaptables à la densité du quartier Grosselin. La Ville de Carouge soutient toutes ces initiatives par l’apport de matériel, la communication et, selon les cas, l’expertise de ses jardiniers.

Viviane Scaramiglia

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