mercredi , 23 août 2017
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Crayon ou peinture, Daniel a une large palette à sa disposition… et un talent évident! ©Daniel Leite Da Silva

Au fil du crayon avec Daniel Leite Da Silva

Commune urbaine, Vernier est ancrée dans la modernité. L’art y a sa place: au détour d’une fresque murale, dans une maison de quartier… et chez les particuliers. Rencontre avec un jeune artiste verniolan: Daniel Leite Da Silva.

C’est aux Avanchets que Daniel s’est lancé dans le dessin, en autodidacte. Il parle de sa passion avec sincérité et lucidité. Portraits réalistes ou oniriques, touches de couleur et de poésie, ses œuvres sont (pour l’instant) à admirer sur Instagram. S’il ne vit pas encore de son crayon, Daniel ne compte pas s’arrêter là!

Parle-nous un peu de toi…
Je suis plutôt introverti et observateur. Je fais beaucoup de sport, mais j’aime me diversifier: je touche à tout. Tous les trois mois, je me trouve une nouvelle passion! Durant ma scolarité, je n’ai jamais été studieux: j’adore apprendre, mais par moi-même, sans sujet imposé. Lorsqu’un sujet me plaît, je m’informe dessus un maximum, jusqu’à le maîtriser. À mon avis, c’est la façon la plus efficace d’apprendre. Le dessin m’est venu vers 17 ans: c’est à ce moment-là que je m’y suis vraiment mis. Avant, à l’école, on me complimentait pour mes dessins et mes peintures… mais ça en restait là. Ensuite, j’ai eu l’envie de développer cette voie. Depuis, c’est mon quotidien. Je cherche à m’améliorer, à créer des œuvres originales.

Que représente l’art, pour toi?
Ce que j’aime dans l’art, c’est son aspect primaire: créer quelque chose d’esthétique avec des matériaux simples. Provoquer une émotion en ciblant un sens, comme en musique. Et surtout, la liberté de faire. En réalisant un dessin ou une peinture, je pense qu’on cherche à transmettre une idée ou un sentiment, de manière plus ou moins explicite. C’est un peu comme si on écrivait en attendant du lecteur qu’il lise entre les lignes.

Quelle technique préfères-tu?
Le dessin au crayon: c’est la méthode qui me permet le plus d’être dans le détail et le réalisme. Le rendu noir et blanc donne plus d’intensité… tout en révélant de la pudeur. Au contraire, les couleurs transportent des émotions. Dans la peinture à l’huile, elles me permettent de m’affranchir du côté «réaliste». Dans ce cas, je travaille plus à l’instinct.

Te vois-tu vivre de ton art?
Si je pouvais en vivre, ce serait génial: gagner ma vie en faisant ce que j’aime! L’art permet de voyager. On peut créer où que l’on soit, même si on n’a pas toujours le choix du lieu d’exposition. À mon avis, ne pas être dépendant d’un lieu où il faut se rendre tous les jours, tout au long de l’année, c’est un grand pas vers la liberté. Et je pense que l’art offre cela.

Propos recueillis par Magali Bossi

Daniel Leite Da Silva est à retrouver sur Instagram !
Compte Instagram: dkshades

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