jeudi , 21 septembre 2017
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Les bons cadeaux et les mauvais…

Mais alors, le 14 mai, qu’offrir sans faire de gaffe? Des fleurs, une plante, un poème, un beau dessin, une virée en famille au restaurant, un bon gâteau? Et l’essentiel: l’harmonie.

Vous n’en pouvez plus de ces fêtes matérialistes, sauf que ce deuxième dimanche de mai, c’est la fête des Mères. Mère poule, mère solo, mère empathique, douce, autoritaire, qu’importe, c’est une fête décidément aussi unique qu’une mère, la vôtre. Une fête donc très spéciale qui remonte à la Grèce ancienne et dont l’organisation, côté enfants, doit beaucoup aux instituteurs.

Le fameux collier de pâtes
Qui aurait oublié le fameux collier de nouilles, les cœurs décorés, les cartes de vœux colorées et autres petits cadeaux fabriqués en classe avec amour? Qui ne se souvient pas de ces chansons ou ces poèmes trop mignons appris à l’école et récités lors du repas familial? «Cela fait deux ou trois ans qu’on fait une chasse aux trésors à l’heure du petit déjeuner, raconte la maman de Louis et Jéremy. Ils ont caché les cadeaux avec la complicité de leur père, on se met tous dans l’action, c’est un joli moment!». La plupart du temps, les mamans les conservent. Pour Manuela, «ce sont des souvenirs impossibles à jeter, c’est trop touchant, même si le collier rouge et vert de l’an dernier n’est pas très portable…» Marie-Rose encadre les dessins, les accroche çà et là dans la maison ou les range dans des classeurs et les objets ont leur boîte à trésors. «On les regarde de temps en temps».

Le rituel tient bon
Quand on grandit, le rituel antique tient bon. Les Grecs célébraient Rhéa, la grande mère des dieux de l’Olympe, en la comblant de gâteaux et de fleurs. Puis les Romains fêtèrent de même Cybèle, la Magna Mater. Puis vint la première fête des Mères apparue aux Etats-Unis en 1914, avec l’œillet pour emblème. De nos jours, on y ajoute du parfum, des chocolats, et quel que soit  le cadeau, nos mères auront les yeux qui brillent en disant «mais il ne fallait pas». Et puis, en ce sacro-saint dimanche qui honore tout ce qu’elles ont fait pour nous depuis notre naissance, on leur offre aussi le repos. Ce sont les enfants qui cuisinent ou prévoient une virée au restaurant assortie d’une balade en famille.

Les pièges à éviter
Et si vous aviez envie d’y ajouter un petit bonheur pour marquer le coup, voici quelques pièges à éviter. Sauf si votre mère vous a explicitement parlé de son désir d’acquérir une centrale vapeur, évitez de lui offrir tout ce qui touche aux tâches ménagères. Même garnis de rubans roses, aspirateurs ou fer à repasser ne sont pas très festifs. A la limite, accompagnez-là au magasin. Elle sait ce dont elle a besoin et préfèrera choisir elle-même. «Apprendre à cuisiner», «100 conseils pour bien recevoir»: avouez qu’il y a mieux dans les librairies que les livres pour les nuls. Si vous avez un message à faire passer, ce n’est pas le bon jour. Une super crème anti-rides, un produit minceur? Ce jour-là, occupez-vous de vos oignons et ne retournez pas le couteau dans la plaie.
Un animal de compagnie. Si elle n’a ni chien ni chat, c’est peut-être qu’elle n’en veut pas. Ou qu’elle ne peut pas gérer. Quelle que soit la boule de poils que vous avez envie de lui dégoter, sachez que vous courez le risque d’être de gardiennage chaque fois qu’elle s’absente.
Les commerces et e-commerces regorgent de suggestions. Prenez un peu de recul, vous connaissez votre mère, ses loisirs, ses hobbies, tâchez de personnaliser votre cadeau. Un bon pour une séance dans un spa que vous partagerez avec elle? Un billet de concert, de théâtre? Ce pendentif qu’elle a repéré dans une vitrine l’autre jour? Et s’il s’agit de vêtements, chaussures, accessoires, ne passez pas à la caisse tant qu’elle n’a pas essayé et choisi ce qui lui sied. Une tournée mère-fille ou fils dans les magasins, c’est plutôt sympa, non?
Une mère, c’est sacré. Sauf que voilà, vous avez passé l’âge de l’enfance où c’était l’admiration totale. Elle n’est pas aussi parfaite que vous l’auriez souhaité. Vous avez des reproches à lui faire? Mais depuis quand la fête des Mères est-elle l’occasion rêvée pour remettre toute votre enfance en question? Prenez du recul, attendez au moins le lendemain. Et méditez sur cette phrase d’Albert Cohen: «Amour de nos mères, à nul autre pareil» (Le livre de ma mère).

Viviane Scaramiglia

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