jeudi , 21 septembre 2017
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Le vin local, ça se savoure!

Les navettes sont bondées, les vélos se multiplient et les voitures tentent les créneaux millimétrés dans des chemins terreux… le succès est toujours au rendez-vous et c’est le 20 mai que les Caves Ouvertes invitent les amis de Bacchus. Rencontrez les vignerons de tout le canton et dégustez la production locale qui n’a rien à envier à ses voisins. Aperçu d’une dégustation réussie!

Rond, léger, piquant, charnu ou encore madérisé… le lexique est riche et l’œnologie complexe. La dégustation de vin est un art dont Salvador Dali louait les subtilités: «Qui sait déguster ne boit plus jamais de vin mais goûte des secrets». Pour en captiver la finesse, optez pour un cours d’œnologie imparti par Genève Terroir ou de nombreux domaines dans le canton. En attendant, voici quelques bases à intégrer avant de partir à l’assaut des Caves Ouvertes.

Pas de stress…
On ne se rue par sur son breuvage, la dégustation demande de prendre son temps et de solliciter ses sens. Il est nécessaire de décrire le vin avant de le décrypter. «Quel est le cépage (variété de vigne utilisée)? Une année plutôt humide ou ensoleillée? Le terroir est-il plutôt acide ou calcaire?» Des questions auxquelles les vignerons se feront un plaisir de répondre avant d’apporter un complément d’informations sur les spécificités du «petit rouge» que vous tenez entre vos mains.

Place à l’observation
Premier sens sollicité: la vue. L’examen de la teinte, des reflets et de l’intensité du vin qu’on appelle la robe se fait en inclinant le verre à 45°. Plus la couleur est prononcée, plus le vin s’annonce puissant et riche contrairement à une teinte plus légère laissant présager une substance plus fine. Idéalement, il doit être limpide afin d’être qualifié de «cristallin». Cependant, quelques défauts ponctuels comme des traces de bouchon peuvent perturber son arôme ou encore son aspect.

Avant de poursuivre par l’odorat
Pour mieux saisir les parfums du vin, qu’on qualifie de bouquet, on opte pour un verre dont les bords supérieurs se recentrent et concentrent ainsi les arômes. Le «premier nez» se fait sans tourner le liquide à l’intérieur du verre et nous permet de saisir l’intensité, le type de parfum et la complexité du vin. Pour un œnologue averti, il s’agit d’une excellente indication quant au lieu d’origine (chaude, la production fait référence au sud tandis que froide ou métallique elle est plutôt caractéristique du nord). Après avoir fait tourner le vin dans le verre pour l’oxygéner, l’arôme se fait plus présent et devient plus facilement identifiable. 

Pour terminer par le goût
Est arrivé le moment de goûter le vin et de confirmer nos premières impressions. Il s’agit d’être réceptif aux nombreuses sensations perçues par les papilles gustatives et les arômes libérés communément appelé les flaveurs. Il y a l’attaque avec un aspect moelleux ou effervescent dès le début, l’évolution qui laisse place à la structure et à l’ensemble des flaveurs pour terminer sur la finale où l’attention se porte sur la qualité aromatique restant en bouche. Il est possible d’aspirer un peu d’air à travers le vin afin d’en exalter les arômes.

Quelques conseils avant la dégustation
Ne vous laissez pas influencer par les commentaires négatifs ou positifs de votre voisin et concentrez-vous sur vos propres sensations. Surtout, n’oubliez pas que ventre vide et vin ne font pas bon ménage; il est tout à fait possible de se restaurer sur place. Posez vos questions aux vignerons puisqu’il s’agit d’une opportunité unique et repartez avec votre découverte préférée de la journée à partager entre amis ou en famille avec modération. Dernier conseil mais tout aussi important, celui qui conduit ne boit pas et dans l’idéal, on laisse la voiture à la maison et on se déplace grâce aux transports en commun.

Vanesa Dacuña Rodriguez 

Les Caves Ouvertes
Le 20 mai

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