dimanche , 28 mai 2017
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Catherine Origa devant le Chalet Floraire qui abrite son bureau à Chêne-Bourg.

La culture au berceau

Chêne-Bourg, plus petite commune du canton, allie le calme de la campagne et la proximité de la ville. Tel un îlot de paix au sein du tumulte citadin, son vieux bourg réjouit par son charme et le parc Floraire par la beauté de sa nature. Le Point Favre, dont la programmation est orchestrée d’une main de maître par Catherine Origa, y trône et cultive son monde. Zoom sur la responsable du service culturel.

Née à Chêne-Bourg, Catherine Origa en est l’heureuse responsable de la culture depuis plus de dix ans. Rencontre avec une femme qui aime partager et découvrir:

Comment êtes-vous devenue responsable du service culturel de Chêne-Bourg?
Après avoir travaillé au DIP, puis au Département de la direction générale de l’enseignement primaire, j’ai répondu à l’annonce pour un poste à pourvoir au service culturel de Chêne-Bourg et l’aventure a commencé. Il y a tout d’abord eu la construction du Point Favre en 2004, puis la première programmation d’une saison culturelle en 2006.

En quoi consiste votre travail?
Pour la programmation culturelle il s’agit de trouver des artistes. S’ensuivent les contrats, les conditions financières et techniques, la publicité, accueillir les artistes, s’occuper de la salle, assister aux spectacles. Il y a également tout le volet communication, relations avec la presse locale et les médias. Je suis aussi responsable de toutes les manifestations communales, des promotions au 1er août, en passant par les vernissages et inaugurations, etc.

Qu’est-ce que la culture pour vous?
C’est un moyen de distraire en donnant accès à l’art, au théâtre, à la musique, au cinéma. La culture devrait être une priorité, elle permet de prendre de la distance face au quotidien et de découvrir le monde sous d’autres angles. Je suis absolument contre l’élitisme. La culture doit être accessible à tous. C’est également un bon moyen d’éduquer. La découverte de la culture doit commencer dès le plus jeune âge, dans les crèches et les écoles.

Comment adaptez-vous la programmation?
Notre programmation est très éclectique, dans le but d’atteindre toutes les personnes qui viennent au Point Favre. Nous recevons beaucoup de dossiers. Les choix sont faits en fonction des critères financiers et techniques, mais également en favorisant la culture de proximité. En mai nous allons projeter le film «Vingt mille lieues sous les mers» pour faire découvrir ce film culte à la nouvelle génération et rappeler de bons souvenirs aux autres. Et en juin nous recevrons entre autres Benjamin Cuche, artiste neuchâtelois, pour son one man show: Tout est prévu.

Propos recueillis par Sophie Kurer

www.pointfavre.ch

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