samedi , 16 décembre 2017
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Fanny Balestro et son violoncelle.

Le violoncelle dansant

Le 30 mars, rendez-vous à la Fondation Engelberts afin de partir dans un voyage mêlant musique, danse et théâtre au côté de Fanny Balestro, jeune artiste pluridisciplinaire de talent.

Pouvez-vous vous présenter?
Je suis violoncelliste de formation. J’ai fait des études de musique classique en France et à Lausanne, à l’HEMU, où j’ai obtenu un Bachelor, puis un Master. Tout au long de mon parcours musical, j’ai pu expérimenter des musiques variées, par exemple, en jouant au sein d’orchestres divers. Même si j’aime beaucoup Bach, j’apprécie surtout la musique du XXe siècle, plus contemporaine, plus proche de nous. Je m’y retrouve plus. C’est également une période très importante dans l’histoire du violoncelle. J’ai aussi une grande passion pour la danse, que je pratique en parallèle du violoncelle, même si je n’ai pas suivi de formation professionnelle dans le domaine.

Le violoncelle, un coup de foudre musical?
J’ai directement commencé mon éducation musicale par le violoncelle. Vers six ans, j’ai entendu un morceau interprété par un quatuor à cordes et ai été séduite par cette musique. Si j’ai tout d’abord hésité entre le violon et le violoncelle, je me rappelle avoir finalement choisi le violoncelle car on en jouait assis. Un comble sachant que maintenant j’en joue debout!

Pourquoi lier musique, danse et théâtre au sein de votre spectacle?
Par envie de créer quelque chose qui me change de mon parcours musical, qui est créatif et peu habituel. Pour mon master, j’ai étudié le parallélisme entre le geste instrumental et le geste du danseur. Le projet comprenait également un récital où j’ai mis en pratique mes découvertes. L’idée a alors germé d’en faire un spectacle. Dans Itin-er(r)ance, j’ai souhaité mélanger des pièces instrumentales, des chansons, des airs populaires, des œuvres ayant marqué mon parcours, parfois peu connues, et que j’ai réarrangées. J’ai envie de croire que l’expérience vaut le détour. Cependant, il ne faut pas chercher à comprendre, mais se laisser emporter par la poésie des mots, de la musique. Ce qui me plait, c’est de pouvoir montrer que le violoncelle n’est pas seulement un instrument statique, j’ai envie de dépasser son immobilité apparente.

Le résultat est très fluide!
Pourtant, ce spectacle est une véritable aventure pour moi! Au début, je ne pouvais aligner que deux-trois notes en jouant et bougeant en même temps. Aujourd’hui, je peux sauter, jouer sans harnais, sans maintien! 

Est-ce que vous avez travaillé seule à la conception de votre spectacle?
J’ai eu de l’aide pour sa conception, mais je suis seule sur scène autant pour les parties dansées, jouées que récitées. Le spectacle combine morceaux joués en live et des parties que j’ai préenregistrées, mais ce n’est pas moi qui ai écrit les textes. La Fondation Engelberts m’a apporté beaucoup de soutien dans la conception du spectacle.

Propos recueillis par Anastassia Issakova 

Itin-er(r)ance
Le 30 mars à 20 h 30
Fondation Engelberts
rte de la Gare 12
1295 Mies
www.fannybalestro.ch

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