mercredi , 20 septembre 2017
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Un ordinateur en réparation à l’Ecole d’électronique, CFPT. © CFPT

La seconde vie des objets

Dans développement durable, il y a «durer». Comme préserver plutôt que de se débarrasser et remettre à neuf nos vêtements, bibelots, appareils électriques ou électroniques. Après Genève, Carouge propose à ses citoyens Réparer plutôt que jeter avec le concours de ses commerçants-réparateurs.

Savez-vous que chacun d’entre nous jette chaque année plus de 15 kg de déchets d’équipements électriques et électroniques? Les grille-pains, machines à laver et autres téléviseurs qui envahissent les trottoirs les jours d’encombrants en sont autant de reproches…
Et c’est bien pour nous encourager à être plus raisonnables et moins consuméristes que le Service Agenda 21 – Ville durable de la Ville de Genève, la Fédération romande des consommateurs –Genève ont mis en place le projet Réparer plutôt que jeter. Il suffit de choisir une catégorie de produit et une commune sur le site www.ge-repare.ch en 2014 pour obtenir une liste de réparateurs!

A Carouge, on s’y met aussi
La Cité Sarde rejoint cette campagne et répertorie à son tour les adresses à noter dans son agenda. «Réparer plutôt que jeter est le fruit d’une collaboration de plus en plus importante avec les grandes villes comme Genève. Plus on est nombreux, plus l’offre est diversifiée et le principe pertinent», explique Nicolas Walder, Maire de Carouge. Carouge compte 32 réparateurs…
La Ville de Carouge n’en est pas à sa première initiative en matière de développement durable et de soutien à ses commerçants: Boîtes d’échanges pour objets, prêt de vélos, réduction sur les abonnements Unireso, les Potagers urbains et bientôt les Bacs potagers partagés, le service de vélo-taxi pour la mobilité douce et la découverte de la ville aux travailleurs des Acacias.
En 2014, elle ouvrait des Ateliers de réparation où les Carougeois pouvaient faire réparer leur matériel électronique défectueux par des étudiants de L’Ecole d’électronique du centre de formation professionnelle technique. Des rendez-vous qui ont désormais lieu à la Maison de quartier trois à cinq fois par an et sur inscription.
En complément à Réparer plutôt que jeter, la ville a mis en circulation des Chèques réparation d’une valeur de CHF 50.- à faire valoir sur un devis ou une réparation d’un objet électronique ou électroménager auprès de neuf commerces partenaires. «Cela permet de contourner la barrière du devis et mettre en avant nos réparateurs», précise Nicolas Walder.

Quelques années de vie de plus
Laurent Krippner, propriétaire d’une enseigne disposant d’un atelier avec un banc d’essai en a récupéré quelques uns: «Une quinzaine de personnes nous ont apporté un produit en panne et on en a réparé la moitié». Il avoue qu’il est plus intéressant de réparer le gros que le petit électroménager qui, « coûte si peu cher… » Mais cela vaut la peine de contrôler car il s’agit parfois de choses faciles à consolider». Et ce bon permet également prendre en charge le temps de travail du spécialiste. Luc qui travaille dans un magasin d’informatique de la région avec un atelier de réparation et d’assemblage d’ordinateurs est tout aussi convaincu: «C’est bien d’éviter de jeter ce qui fonctionne encore». Ce sont souvent des portables qui sont en panne, chute, accident de liquide ou simple obsolescence… «On peut encore intervenir, par exemple changer le disque dur peut lui donner une seconde jeunesse de quelques années». C’est justement ce qui s’est passé pour une des personnes qui est venue avec son bon de réparation et son portable en panne!

Isabelle Fringuet-Paturle

Réparer plutôt que jeter
www.ge-repare.ch
www.carouge.ch/offres-energie
www.artmenagercarouge.ch
www.prodimex.ch

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