vendredi , 15 décembre 2017
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Victor Sanchez-Mazas

Victor Sanchez-Mazas, prix d’excellence en Science Politique

Après un Bachelor en Relations Internationales, qu’il qualifie lui-même d’un cursus à cheval «entre les facultés de Droit, des Lettres, et des Sciences Economiques et Sociales», Victor Sanchez-Mazas s’est lancé dans un master en Science Politique. Un investissement qui a porté ses fruits puisqu’il a reçu le prix d’excellence fin 2016, récompensant l’élève avec la meilleure moyenne générale.

Pourquoi avoir choisi cette voie?
Je rêvais de changer le monde! Mais aujourd’hui, plus j’apprends, plus je vois la complexité des choses: il n’existe pas de solutions faciles. J’ai réalisé qu’il faut des années de travail pour entrevoir une idée de changement potentiellement intéressante. C’est d’ailleurs pour cette raison que la recherche en sciences sociales est si cruciale, contrairement à ceux qui croient que ce sont des disciplines inutiles.

Un investissement gratifiant et récompensé. Quel effet ça fait?
Ça fait plaisir! Qui n’apprécie pas de voir ses efforts récompensés? C’est surtout sympathique sur le CV, ou pour continuer une carrière académique. Mais recevoir ce prix n’a jamais été un objectif en soi, je ne savais même pas qu’il existait! C’est surtout quelque chose de très prisé dans le monde anglo-saxon où les cursus sont beaucoup plus compétitifs et où le fait d’être premier de sa promotion compte davantage.

Penses-tu que le canton encourage suffisamment les étudiants à poursuivre des études universitaires?
Objectivement, être dans la 53e meilleure université au monde pour 500.- le semestre, que souhaiter de plus? La gratuité? Oui bien sûr, ce serait l’idéal, d’autant que 500.- par semestre peuvent peser lourd dans le budget d’étudiants en situation de précarité, s’ils n’ont pas droit à une bourse. Mais le système d’aide financière et au logement semble fonctionner relativement bien. Le seul bémol étant parfois le timing: le montant des aides prend souvent du temps à être envoyé. Un autre problème est celui de l’augmentation des taxes pour les titulaires d’un diplôme étranger, qui fait d’ailleurs l’objet d’une contestation actuellement. Concernant les débouchés, je crois que le souci se situe surtout du côté des employeurs. Une problématique sur laquelle le canton n’a que peu d’emprise. Exiger aux diplômés d’avoir de nombreuses expériences professionnelles à leur actif les poussent à délaisser les études. Si les diplômes universitaires visent à attester des compétences, il faut laisser le temps aux étudiants de les développer!
On gagnerait à associer les étudiants à des activités ayant un impact direct sur la société. Par exemple, les étudiants de master en droit peuvent suivre un cours pratique dans lequel ils doivent rédiger une brochure informant une population vulnérable spécifique sur ses droits.

Les bons conseils pour les nouveaux étudiants?
Travaillez ensemble, débattez de ce que vous avez vu en cours! Remettez en question ce qu’on vous dit et ce que vous lisez, c’est ainsi que vous arriverez à distinguer ce qui est critiquable de ce qui ne l’est pas.

Le mot de la fin?
«Le chou-fleur n’est pas autre chose qu’un chou qui est passé par l’université.» Mark Twain 

Propos recueillis par Igor Rodrigues Ramos

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