lundi , 24 juillet 2017
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La tête ailleurs, les pieds aux Pâquis…

Italo-russo-polonais-français d’origine, Alexandre Coppaloni alias Alenko, se dit enfant du monde et Pâquisard d’adoption. Ce village dans la ville qui lui plaît tant l’accueille depuis une vingtaine d’années et le chanteur genevois y a pris ses habitudes: piquer une tête dans l’eau en été… comme en hiver. Un accident à vélo et le musicien remplace les accords par les médicaments. C’est après une convalescence éprouvante que surgit La tête ailleurs. Ce 4e album est celui du retour, une mise à nu d’un artiste qui ne fait plus dans la concession mais qui mise sur l’essentiel et la simplicité.

Un opus renaissance après une période douloureuse, comment se relever?
Pendant mon rétablissement, j’ai plutôt arrêté la musique puisque c’était compliqué physiquement et mentalement. Je crois que la foi personnelle m’a un petit peu relevé. Un accident, ça donne une certaine valeur à la vie et les priorités se modifient. Je suis allé à l’essentiel et c’est ce qui m’a sauvé. Et puis, il y a aussi les gens qui t’aident comme cet ami que j’ai croisé à la rue Jean-Jaquet et qui après avoir appris ce qui m’était arrivé m’a proposé de venir chez lui pour reprendre la musique. Le problème c’est que je n’avais rien à dire, c’était encore trop frais. Et puis un jour, je me rends compte qu’on commence à parler du 21 décembre 2012 et ça m’a fait rire de voir qu’on était pratiquement entrain de faire une fête commerciale de la fin du monde alors que d’une certaine manière, j’en sortais. Il y avait quelque chose de décalé qui m’a inspiré pour créer un premier morceau qui est passé en radio… le 21 décembre 2012. Ensuite, même si je peinais, j’ai continué à écrire et au final, mes derniers morceaux n’avaient plus rien à avoir avec les premiers car il y avait pratiquement trois ans d’écart entre eux.

Une sorte de retour à l’essentiel, à la simplicité. D’ailleurs, terminé les déguisements sur scène…
Chaque disque a son histoire, dans celui-ci, je me mets à nu et je partage des choses que je n’aurai pas dit avant et ça ne me donne pas envie de me déguiser. Pourtant, quand j’ai écrit, je n’avais pas cette impression, ce sont les personnes qui me connaissent qui me l’ont fait remarqué. Même si cet album est plus personnel, je préserve une certaine pudeur. Le jardin secret, c’est bien aussi.

Un disque plus personnel mais un style particulier et inclassable…
Excepté mon premier opus qui était franchement pop-rock, ça a toujours été très difficile me classer. A tel point qu’à la Fnac, ils ont fait une étiquette Alenko. Je crois qu’on peut s’exprimer de façon différente même si au final, ça reste mes textes, ma musique.

Des morceaux riches tirés de ce qui t’inspire…
Pour cet album, j’étais surement moins focalisé sur les énergies qui m’entourent. Sinon, tout m’inspire, il suffit de saisir les bons moments. J’ai d’ailleurs beaucoup d’idées qui me viennent en marchant ou à vélo. Nous ne sommes pas créateurs mais plutôt des courants d’inspiration et sur chaque disque, je rêve tellement fort de paroles et de musique que ça me réveille. J’enregistre les accords au piano avant de me recoucher et de tout réécouter le lendemain. D’ailleurs c’est drôle car ces morceaux sont souvent ceux qui passent en radio. L’amour est aussi un vecteur qui porte et une thématique récurrente pour tous les chanteurs. La différence réside dans la manière dont on s’exprime. Rihanna et Brel parlent tous les deux d’amour… mais ils le font différemment. Me concernant, j’aime la langue française, elle est très riche et me permet de jouer sur le double sens des mots.

Propos recueillis par Vanesa Dacuña Rodriguez 

Alenko
La tête ailleurs
www.alenko.ch
FB: Alenko Coppaloni

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