vendredi , 17 novembre 2017
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Clavier, stylo ou plume, le Prix de l’Aire séduit chaque année des auteurs de tous horizons! © Magali Bossi

De l’écriture avant toute chose…

Écrire: au fil de la plume, du stylo, du clavier, le style se ciselle et les idées naissent… jusqu’à ce qu’un texte, graine plantée dans l’esprit de l’auteur, germe enfin.

À Bernex et Confignon, la 7e édition du Prix de l’Aire a célébré l’écriture en juin. Lancé en 2009, ce concours de nouvelles est ouvert à tous, petits et grands. Grâce à des thèmes variés, il fait voyager les plumes: musique, gastronomie, fête… D’année en année, il attire toujours plus de participants. Retour sur un événement littéraire qui trouve son succès!

Le millésime 2016…
Ils s’appellent Lolvé, Joëlle, Charlotte, Mathilde, Sarah, Romane, Chiara, Fabien ou Nolan: ce sont les lauréats du Prix de l’Aire 2016. Adultes, adolescents ou enfants, ils ont chacun livré leur plume au jury: les conseillères administratives des communes co-organisatrices, Elisabeth Gabus-Thorens et Guylaine Antille, Denis Soulier (éditeur), Damien Malfait (libraire), Guillaume Chenevière (écrivain), Philippe Campiche (comédien) et Philippe Cornaz (directeur des écoles) les ont départagés parmi plus de 150 candidats. Le thème? Je suis venu(e) de loin. Le vendredi 3 juin, les lauréats ont reçu leurs prix à Confignon. Mais au fait, pourquoi ont-ils participé?

Paroles d’auteures
Lolvé Tillmanns est tombée par hasard sur un dépliant dédié au concours, à la Librairie du Boulevard. Pour elle, le Prix a été une remise en selle: «C’était une période où écrire m’était difficile. Je doutais même de savoir encore. Alors, j’ai retenu un jour dans mon agenda pour écrire cette nouvelle et je m’y suis contrainte. Être retenue par le jury m’a permis de clore ce processus.» Charlotte Frossard, elle, a été séduite par le thème: «Ça m’a semblé très pertinent, au vu de la crise migratoire et des peurs qu’elle suscite en Europe. Il m’a questionnée sur notre perception de la distance –de quelque nature qu’elle soit– qui, souvent, sépare bien plus que la distance elle-même.»
Si les concours d’écriture peuvent être des supports à l’imagination, ils sont aussi l’occasion de fourbir sa plume pour des œuvres plus conséquentes. Ainsi, Lolvé et Charlotte ne comptent pas s’arrêter là! «Un prochain roman sortira à l’automne aux éditions Cousu Mouche. En parallèle, je rédige très fréquemment des micro-nouvelles que je poste sur mon site. Et je finalise également des recherches pour un roman historique sur le XXe siècle turc», explique Lolvé. Charlotte, elle, rêve d’onirisme et de roman: au milieu d’une nuit d’insomnie, une femme voit sa réalité vaciller… jusqu’à remettre en doute ses pensées et ses souvenirs. Les textes 2016 seront publiés sur les sites des deux communes: n’hésitez pas à les découvrir!

Magali Bossi

 

Prix de l’Aire 2016 (Je suis venu(e) de loin)
www.confignon.ch et www.bernex.ch

 

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