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H&M Home performance, juillet 2014

Peintre, graphiste et graffeur

Né en 1983, Nicolas Constantin, alias Nicko, est un artiste peintre adepte du graffiti. Un subtil mélange entre graff, couleurs vives et références à l’art tribal définissent son style vivant, lumineux et joyeux. Épris de liberté, de voyage et de création, ce jeune Valaisan s’est installé l’an passé à Genève. Entretien.

Dans quelle catégorie te classes-tu?
Je me définis comme artiste peintre, graphiste et graffeur. Après ma formation de graphiste-designer à l’ECAV, où j’ai eu l’occasion de me familiariser avec la peinture acrylique, je me suis mis à peindre de plus en plus en parallèle à mon job de graphiste en agence. Cela m’a permis de réaliser mes premières expositions et de rencontrer un public. Afin d’avoir plus de temps à consacrer à la peinture (sur toiles et sur mur), je suis devenu graphiste freelance depuis 2010.

Ta première rencontre avec le graffiti?
J’ai découvert le graffiti par le Hip Hop que j’écoute depuis mes dix ans. Les grosses lettres et les couleurs «flashy» m’ont tout de suite attiré. J’ai commencé à faire des esquisses sur papier, puis lors d’un voyage en Espagne, j’ai rencontré des graffeurs qui m’ont initié, ce fut le grand frisson puis le coup de foudre.

Peux-tu expliquer ce qui te plaît dans ce mode d’expression?
Il y a un côté «underground» qui m’a fasciné dès mon plus jeune âge, une sorte de société secrète. Pour moi le graffiti c’est la couleur, la liberté, la création sans barrière où tout est permis.

As-tu un sujet de prédilection?
Il s’agit d’une tête, inspirée par les masques africains et la culture Hip Hop, que je reproduis sur les murs des villes que je visite depuis une dizaine d’années (Berlin, Soweto, New York, Paris…).

Quelle est ta plus grande source d’inspiration?
Ma source d’inspiration va des maîtres classiques, Picasso, Basquiat, Dubuffet, aux arts premiers. Cet été, lors d’un voyage en Colombie où j’ai eu l’occasion d’aller visiter le Museo del Oro de Bogotà, j’ai été particulièrement inspiré par l’art précolombien qui m’a fasciné.

Es-tu heureux de ton installation à Genève?
Très heureux. J’ai eu la chance de rencontrer Alexandre Mottier et Roberto Vignola de la galerie Alexandre Mottier. Ils ont apprécié mon travail et m’ont offert l’opportunité de réaliser une exposition personnelle l’été dernier. Cela m’a permis de rencontrer un nouveau public et de vendre quelques toiles. Depuis trois mois, je loue un atelier chez Foound, un espace de création et de liberté au cœur de Genève. L’ambiance est top, je trouve ce lieu unique et très propice à la création.

Et dans cinq ans, où te vois-tu?
Je me vois dans un grand atelier situé quelque part en Suisse romande, entouré de nombreuses toiles et pots de peinture.

Propos recueillis par Sophie Kurer

 

www.nicko.ch

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