samedi , 24 février 2018
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Claude Marthaler à la place Tianmanmen à Pékin en 1999. ©Claude Marthaler

7 ans à vélo autour du monde

Le 17 mars, Claude Marthaler viendra au Grand-Saconnex pour raconter son tour du monde à vélo. En 122’000 km et 60 pays, il nous emportera dans un voyage hors du commun grâce à un montage audiovisuel commenté en direct. Nous lui avons posé quelques questions en avant-première.

D’où est née votre passion pour le vélo?
C’est une passion très ancienne. Je suis tombé « dans » le vélo encore petit: je les bricolais, j’explorais la campagne avec et entrepris mes premiers modestes voyages à l’adolescence.
Voyager à vélo est une évidence, ça m’apporte énormément de bonheur. Sur la selle, on est ouvert aux éléments qui nous entourent, on est réceptif aux gens, aux odeurs, au temps. Je m’y sens plus proche d’un rythme naturel.

Pourquoi avez-vous décidé de faire le tour du monde à vélo?
Faire le tour du monde était un rêve de gamin. Quand on est petit, tout nous semble plus grand, surtout le tour du monde. Un tel voyage nous apprend à avoir moins peur, de soi, des autres, de l’inconnu.
J’ai voyagé à vélo durant quelque 16 ans de ma vie à travers la planète, dont le tour du monde à vélo de 1994 à 2001. À la base, j’étais parti pour un voyage de deux ans au Japon…mais le trajet s’est rallongé en cours de route!

Quels pays vous ont le plus marqué lors de ce périple?
L’Inde et l’Himalaya, le Tibet en particulier, sont des régions qui m’ont beaucoup touché. J’y suis d’ailleurs retourné car je préfère découvrir une région de fond en comble plutôt que de voir un peu de tout.

Avez-vous fait des rencontres marquantes lors de vos voyages?
Au fil de mes voyages, j’ai rencontré des personnes qui m’ont beaucoup inspiré. J’en ai découvert qui allaient plus lentement que moi et je me suis dit que ça devait être ça le secret de la durée. Il faut prendre le temps de zigzaguer pendant notre voyage et non se précipiter tout droit!

Comment se passe un tour du monde dans la pratique?
Il y a une grande part d’improvisation. J’ai un caractère plutôt extraverti donc il m’est facile d’aller vers les gens. J’ai croisé des personnes très hospitalières: lors d’un voyage de cette envergure, on se rend compte à quel point les gens sont sympa et on se défait des idées reçues. J’ai peu de mauvais souvenirs. Durant le voyage, j’ai écrit des articles pour La Tribune de Genève: je les écrivais à la main, les faxais, ma mère les retapait à la machine et les amenait à la rédaction, toute une aventure en soi.

Aujourd’hui, voyagez-vous toujours autant?
Ma soif de voyager n’a pas diminué, mais je suis plus dans l’écriture de livres, de portraits, d’articles. Si j’aime toujours partir vers l’aventure, je me dis qu’avoir des ailes c’est bien, mais les racines comptent aussi.

Utilisez-vous d’autres modes de transport?
Pas beaucoup. Je ne possède pas de voiture et j’utilise l’avion pour les grands déplacements lors de mes voyages. J’aime bien le train où l’on peut se poser et lire, mais au quotidien je suis toujours à vélo!

Anastassia Issakova

7 ans à vélo autour du monde
Le 17 mars à 20 h
Salle communale des Délices
Route de Colovrex 20, 1218 Le Grand-Saconnex
Entrée libre. L’auteur dédicacera ses livres sur place.
www.grand-saconnex.ch

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