mercredi , 25 avril 2018
Accueil » Editions » Quand l’Homme s’endort, nouvel album de Lia
«LiA aux Bars en Fête 2015» ©Boris Dunand

Quand l’Homme s’endort, nouvel album de Lia

Il aligne les concerts comme il pose les mots et compose sa musique: avec une facilité déconcertante, une jovialité intense et une présence dont la poésie sert aussi bien le rire que la profondeur. Écumeur de scènes qu’on pourrait bien croire infatigable, Félicien Donzé vient de passer deux ans à vivre de sa musique – «survivre» comme il dit.

En 2010, avec déjà six ans passés au sein du groupe Ska Nerfs et fort de leur succès, il fait un pas de côté pour créer un projet solo. Il y met son deuxième prénom (Ali), une guitare qui ajoute aux vifs piqués des accents folk et rock, des nudités d’âme finement drapées d’un soi de sympathie et une spontanéité qui ravive indéniablement nos flammes endormies.

Chemin
LiA (2011) et Asphalte (2012), présentés en quelques 200 concerts, l’installent dans le paysage des compositeurs-interprètes francophones romands. Suisse, France, Belgique, Luxembourg, Québec, Kosovo, accueillent le jeune Jurassien avec enthousiasme. Ce périple lui a donné l’occasion de construire sa personnalité musicale, d’en chercher une forme épurée qu’il cisèle petit à petit. Il s’est emparé de 2014 pour réaliser encore un EP 4 titres et rien de moins qu’un spectacle musical pour enfants avec Gérald Genty: Temps pis et Temps mieux, qui mêle chanson, théâtre et projection.
Récemment installé aux Acacias pour répondre aux élans du cœur, il découvre avec plaisir la richesse des propositions culturelles genevoises. Il y continue sa récolte d’impressions dont il s’inspire pour arranger ses chansons qui sont comme des images, des instantanés poétiques.

Chrysalide
Pas le genre à s’endormir, ni sur ses lauriers, ni sur ses acquis, LiA aime l’aventure. Il préfère l’expérimentation à l’usage de ce qui a déjà fonctionné. Guidé par le goût, l’instinct et la curiosité, il prend des risques et apprécie de voir que son public suit sa quête et aime ses détours et mutations.
La dernière en date: 2015, quelques mois passés au local pour écrire ont fait naître Quand l’Homme s’endort: un huit titres enregistré à Bruxelles (Studio Six) avec des compères de solide bagage. Aux instruments Simon Gerber (Sophie Hunger) et Nicolas Pittet (Lee Perry), et à la réalisation Daniel Bleikolm (Robbing Millions, K) et Maxime Steiner (Olivia Pedroli). Cet album est celui d’une identité qui s’est trouvée et qui se confirme: une sorte de maturité qui, on l’aura compris, servira de tremplin pour de prochaines métamorphoses!

Boris Dunand

Sortie de Quand l’Homme s’endort (Irascible): 2 octobre.
www.liamusique.ch
FB: LiAmusique
Concert 16 décembre à la Gravière

Voir également

La Cour conte ses histoires

Souvent universelles, parfois intemporelles, les histoires émerveillent toujours et captivent à tous les coups. Pour …