dimanche , 17 décembre 2017
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Découvrir Genève autrement, grâce aux coups de cœur des greeters.

Les greeters débarquent au bout du lac

L’été pluvieux a accouché de l’antenne genevoise de ces hôtes touristiques pas comme les autres

«Nous voulons œuvrer pour l’image de notre ville et participer à la vie locale» s’enthousiasme Alain Hirt, genevois d’adoption à l’origine du lancement des Geneva greeters. Le concept est des plus simples: les greeters («hôtes» en anglais) offrent via leur site internet (www.genevagreeters.com) des visites personnalisées et gratuites à des personnes ou des petits groupes, d’ici et d’ailleurs. Il suffit de s’inscrire et de spécifier ses intérêts, ses envies, sa langue et le coordinateur vous orientera vers le greeter qui semble coller au plus près de votre profil et de vos désirs. «Ce système permet aux visiteurs avides d’authenticité de découvrir une ville à travers la rencontre de vrai locaux» explique son fondateur. Et c’est en vogue!

Petits tuyaux de derrière les fagots
Phénomène désormais planétaire, les greeters ont vu le jour à New York en 1992. Dans une ville alors coincée entre violence des rues et bling-bling clinquant, une de ses habitantes, Lynn Brooks, décide de faire découvrir une autre facette de la grande pomme, celle moins connue des vrais new-yorkais et de leur vie quotidienne. Depuis, les greeters n’ont cessé d’essaimer aux quatre coins du globe et sont présents dans plus de quatre-vingt villes dans le monde.
La philosophie du greeting n’est pas l’exhaustivité mais plutôt de partager ses coups de cœur et de transmettre la tendresse qu’il porte à son quartier et à sa ville. Avec en prime, bons plans de derrière les fagots et petits tuyaux perso! Ainsi, Alain Hirt ne conçoit pas une visite de son quartier de St-Jean sans passer par le pont ferroviaire qui juche la Pointe de la Jonction et offre un point de vue aussi inattendu qu’imparable sur la ville ou encore sans une petite halte dans la cour de l’école du quartier. Le tout, sans échange monétaire. «Nous faisons du bénévolat, insiste Alain Hirt. Un greeter peut éventuellement accepter à l’issue de la visite un café, mais la gratuité fait partie de notre charte».

Avez-vous l’âme d’un greeter?
Mais où les greeters puisent-ils leur motivation? «Certains s’impliquent dans une association caritative, d’autres font de la politique. Nous, nous désirons faire découvrir notre ville» explique Alain Hirt. Ses comparses sont au nombre de quinze, mais leur nombre est voué à gonfler. Ils ont entre 20 et 65 ans et viennent de tous horizons. Un architecte, une jeune femme fraîchement diplômée de l’école hôtelière, un retraité… la palette est large. Et si cela vous tente de rejoindre cette fine équipe, inscrivez-vous en tant que Greeter sur le site www.genevagreeters.com.

Alexandre Nicoulin

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