dimanche , 28 mai 2017
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Le Vieux-Bourg de Chêne © Mairie de Chêne-Bourg

Une âme à préserver

L’atmosphère de ce noyau historique emballe. Serré le long de l’ancienne route, jadis important lieu d’étape, il offre à la déambulation ses petites rues tranquilles, loin du trafic et du grand chantier du CEVA.

Les 400 mètres de long du Vieux-Bourg regroupent 51 enseignes! L’Escalade, le Marché de Noël et d’autres manifestations communales prennent place dans cet adorable petit village.

Lieu de passage
Arrivé par la rue de Genève, c’est ici, à la lisière de Chêne-Bougeries, que tout commence. «Il s’agit d’un quartier où il fait bon flâner, remarque Eric Huysecom, président de l’association des habitant-e-s du Vieux-Bourg. Pour celles et ceux qui savent l’apprécier, l’âme historique de cette ancienne enclave catholique du Royaume de Sardaigne en terre genevoise nous adresse un clin d’oeil à chaque coin de rue, à chaque muret, à chaque façade.»

Un charme certain
Les ruelles sont en effet bordées d’anciens bâtiments soigneusement restaurés. Les façades avec leurs angles en pierre et leurs arcades en plein centre s’ornent ça et là de beaux détails, comme le goulot de fontaine en forme de tête de lion au 5, rue du Gothard. Au 4, des drapeaux signalent qu’ici naquit en 1826 Louis Favre, l’ingénieur en chef du tunnel ferroviaire du Saint-Gothard. Même s’il sert aujourd’hui de la cuisine thaï, le Café du Gothard est contemporain de la révolution radicale de 1846. Tout comme l’ancienne église baroque alors plantée au milieu du village, dont il ne reste que la fontaine, pièce emblématique de la place pavée récemment réaménagée sur le lieu même de son parvis.

Le commerce, de tout temps
Le Vieux-Bourg fut l’étape privilégiée des marchands qui allaient vendre leurs produits dans la Cité de Calvin et la halte (bien notée dans les meilleurs guides touristiques du 19e siècle) des voyageurs en route vers Chamonix et la Mer de Glace. Mesdames Milvia Da Pieve Walpen et Nicole Chaupond, co-présidentes de l’Association des artisans commerçants et autres métiers du vieux Chêne-Bourg, évoquent à ce propos le chemin des Mauvais-Payeurs, par lequel passaient les personnes ayant des dettes envers les commerçants, ou encore la rue du Péage, taxe instaurée par Napoléon entre Chêne-Bougeries la protestante et Chêne-Bourg la catholique.

La Seymaz renaturée
Côté bucolique, il y a la Seymaz, bien sûr, qui se fraye un chemin jusqu’à l’Arve. Décanalisée, propice à la balade depuis le petit parc Gautier en contrebas, la rivière offre ses berges sauvages à la découverte, que l’on descende ou que l’on remonte son cours.

Viviane Scaramiglia et Pascal Sauvain

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