dimanche , 28 mai 2017
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Flânerie – Route de Florissant et Parc Bertrand

Champel-Florissant

Des quartiers résidentiels et verdoyants

Au cœur des quartiers de Champel et Florissant, le Parc Bertrand est un écrin de verdure, très apprécié en toutes saisons. Partons à la découverte de ce vaste domaine du XVIIIesiècle et de quelques anecdotes sur les rues environnantes.

Propriétés de la famille Bertrand, le parc a été cédé à la Ville de Genève en 1940 par l’épouse d’Alfred Bertrand (1856–1924), un rentier passionné de voyages, défenseur des missions protestantes. De ses périples (Himalaya, Chine…), il ramena une importante collection d’objets ethnographiques et photographies, dont une partie a été léguée au MEG.

A l’ombre d’arbres centenaires

Bordé d’une allée de saules blancs, le Parc Bertrand recèle des trésors tels qu’un grand pin de l’Himalaya, trois séquoias géants et deux grands platanes, ainsi qu’un paisible jardin fleuri aménagé près de la maison de maître transformée en jardin d’enfants en 2004. La place de jeux (qui a fait peau neuve) et la pataugeoire ne désemplissent pas en période estivale. Profitez des chaises longues, gracieusement mises à disposition par la Ville de Genève, pour vous détendre et nouer des liens avec les autres habitants. Des actions telles que distribution de pommes, grillades et livres nomades accompagneront cette jolie initiative cet été.

Du bûcher au quartier chic

Le quartier résidentiel et verdoyant de Champel (nom dont l’origine remonte au XVe siècle et qui signifie petit champ) est connu pour ses belles maisons construites au XIXe siècle sur les terrains des anciens domaines aristocratiques privilégiant la situation surélevée du lieu.

Pourtant, jusqu’au début du XVIII e siècle, la région est un plateau sinistre où l’on exécute les condamnés à mort. La rue Michel-Servet porte d’ailleurs le nom d’un médecin et théologien espagnol brûlé pour hérésie en 1553 et dont la stèle commémorative à été érigée sur le lieu-même de son décès à l’avenue de La Roseraie 53. Quelques autres anecdotes: saviez-vous que des contrebandiers cachaient jadis du tabac dans les bois de Conches? Ou que Champel a abrité dès 1874 une station thermale qui avait pour clients Guy de Maupassant et Camille Saint-Saëns? Découvrez ces histoires et bien d’autres encore dans l’ouvrage de Christian Vellas «Les rues qui racontent Champel-Florissant», à commander sur www.aichampel.ch.

Florissant, un nom évocateur

Le nom de la route de Florissant provient d’une parcelle située sur le domaine de la Pommière, acheté et embelli au cours du XVIIIe siècle. Sous l’influence des philosophes de l’époque, dont Rousseau, l’attirance pour la nature connut un essor grandissant, résultant en l’aménagement de jardins privés. Les propriétés se parèrent de beaux arbres et de nombreuses espèces de plantes et de fleurs. La parcelle dite de « Florissant » était connue pour la beauté et la profusion de ses fleurs et c’est elle qui donna, plus tard, son nom à tout un quartier!

En pleine mutation

Voisin des bâtiments des HUG, Champel abrite de nombreuses cliniques, ainsi que la célèbre école infirmière de Bon Séjour fondée au début du XXe siècle par Marguerite Champendal, une des premières femmes médecins genevoises. Avec l’arrivée du CEVA et la halte «Champel-Hôpital» située sous le plateau de Champel, les quartiers de Champel-Florissant vivront de grandes mutations, puisque le plateau, ainsi que les HUG seront directement accessibles via un tunnel souterrain.

Sonja Funk-Schuler

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