jeudi , 23 novembre 2017
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Flânerie à la rue de Saint-Jean

L’Histoire présente à chaque pas

Quartier populaire en voie de gentrification, Saint-Jean demeure un espace de mixité sociale où il fait bon vivre. La rue du même nom en est l’artère principale et notre point d’ancrage pour cette flânerie.

 Bienvenue dans un quartier où les aménagements récents (transformation d’anciennes usines en immeubles, voies couvertes) n’ont pas effacé l’Histoire, qu’on respire partout ici. On pense évidemment tout particulièrement à Jean-Jacques Rousseau, dont on célébra le bicentenaire de sa naissance en 1912, en attribuant aux rues de ce nouveau quartier les noms de certains de ses écrits.

Un ancien prieuré

Saint-Jean. On a tellement l’habitude de prononcer le nom de ce quartier qu’on ne s’interroge même plus sur ses origines. Il s’agit en fait de l’ancien prieuré de Saint-Jean-de-Genève, érigé au XIIe siècle et détruit en 1535 sous la Réforme. N’en subsistent aujourd’hui que les fondations, que l’on retrouve au pied de la falaise, à la hauteur du pont Sous-Terre. Aujourd’hui, la Communauté Saint-Jean existe toujours, mais a essaimé sous d’autres cieux.

Promenades au parfum historique

De part et d’autre de la rue, les maisons aujourd’hui centenaires, ainsi que les immeubles présentant des façades dont les influences stylistiques diffèrent. Derrière eux, côté sud, des promenades qui longent les falaises au-dessus du Rhône offrent des points de vue à couper le souffle. Ainsi, la promenade de Warens porte le nom de celle qui quitta en 1726 son seigneur en pays de Vaud pour se réfugier à Annecy, puis à Chambéry. C’est là qu’elle reçut et hébergea un jeune homme âgé de 16 ans, qui venait de s’enfuir de Genève. En haut de la rue, une plaque honore la mémoire de la protectrice de Jean-Jacques Rousseau…

Un réaménagement qui fait des vagues

Malgré deux ans de travaux et trois chantiers successifs, la rue de Saint-Jean n’est toujours pas le havre de paix que laissent penser les coins de verdure aux pieds des immeubles. Alors qu’on embrasse les rêveries d’un promeneur solitaire au cours de sa flânerie, on est subitement rappelé à l’ordre par des accrochages évités de justesse aux intersections de la rue de St-Jean… Affaire à suivre.

Pascal Sauvain

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