dimanche , 19 novembre 2017
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L’avenir devant soi

Avoir vingt ans en 2013 et l’avenir devant soi peut sembler une affaire difficile en ces temps incertains, où la confiance ne passe plus que par le nombre de diplômes obtenus. Pourtant les désirs restent les mêmes: se faire une place au soleil, réussir dans la vie et surtout, réussir sa vie!

Rencontre avec quatre jeunes collégiens âgés de 17 à 20 ans, qui, tout en gardant les pieds sur terre, ne s’empêchent pas d’espérer réaliser leurs rêves.

Lionel, quelles sont tes ambitions une fois ta maturité obtenue?

Je suis en quatrième année et mon travail de matu a porté sur la création d’une comédie musicale. C’est grâce à cette expérience que j’ai réalisé que c’était vraiment ce que j’aimais. Une fois ma maturité en poche j’aimerais m’inscrire aux Arts Appliqués (CFPAA) en «Danse contemporaine». L’admission dans cette école se fait sur concours, je prends également en compte la possibilité de ne pas être pris. Dans ce cas, je pense m’inscrire à l’Université en psychologie. Mais si je suis pris, après ces trois ans de formation, mon rêve serait de partir aux Etats-Unis faire un Bachelor en art et théâtre musical. Bon, malheureusement cette formation est loin d’être gratuite et malgré le soutien de mes parents, j’ai déjà commencé à économiser…

Marie, sais-tu déjà vers quoi tu t’orienteras après le collège?

En tout cas je sais que je ne veux pas faire médecine! Je dis ça car pour le moment, il m’est plus facile de savoir ce que je ne souhaite en tout cas pas faire, plutôt que savoir exactement vers quoi je vais m’orienter. Je suis actuellement en troisième année, cela me laisse encore un peu de temps pour me décider… J’ai des envies d’ailleurs, j’aime découvrir le monde, apprendre des langues. L’an passé je suis partie en Autriche faire ma deuxième année. Je fais donc une maturité bilingue, je vais rédiger mon travail de matu en allemand, dont le sujet sera «le langage corporel».

Elisa, que souhaites-tu faire après ta maturité?

J’ai plusieurs idées. Soit je m’oriente vers le design d’intérieur, soit vers la petite enfance ou encore l’éducation des jeunes en difficultés. Je serais donc autant tentée par une profession créative, que par le côté social. C’est d’ailleurs sur ce sujet que j’ai orienté mon travail de matu qui porte sur l’aspect culturel et social de la guerre du Vietnam. J’imagine poursuivre mes études à Genève ou en Belgique (j’ai de la famille là-bas) ou dans un pays anglophone. Je pense qu’actuellement il faut plus que jamais garder en vue comment on va gagner de l’argent. Mon choix se fera donc aussi en pensant à ça. Je suis persuadée que si la motivation est là, tout est possible!

Et toi Helena, que désires-tu faire dans la vie?

J’ai une idée assez précise de la suite de mes études. J’aimerais aller à l’HEPIA en architecture ou architecture d’intérieur. C’est pour cette raison que j’ai axé mon travail de matu sur la construction du Refuge du Goûter. J’ai également été tentée par une école de maquillage à Lyon, mais il me semble clairement qu’il sera plus facile de trouver un travail dans le domaine de l’architecture à Genève. Oui, car contrairement à mes camarades, j’imagine faire ma vie ici.

Une note d’espoir et de dynamisme pour tous ceux qui ne croient plus en leurs rêves ou qui imaginent la future génération démotivée et sans ambitions. Une belle preuve que le soutien des parents, des professeurs et de la société n’est pas vain. Ne rien lâcher, croire en soi et en ses capacités n’a jamais été autant d’actualité. Des jeunes passionnés et passionnants, qui, malgré le fait de ne pas forcément encore avoir d’orientation précise, mettent toutes les chances de leur côté pour avoir le choix, garder la possibilité de pouvoir choisir. Ils ont effectivement compris que c’est de cela qu’il s’agit: choisir. Et choisir c’est forcément renoncer…

                                                                                                   Sophie Kurer

 

Informations: www.citedesmetiers.ch

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